Et si la guerre Iran/USA durait ne serait-ce qu’un an ?

L’indice du gaz naturel européen est passé de 66 à 77 — avant même un seul coup de feu officiel. Imaginez un conflit prolongé.

🔸 L’énergie : 40 % du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz. L’Iran n’a pas besoin de gagner — il lui suffit de le fermer quelques semaines pour paralyser l’économie mondiale.

🔸 L’industrie : l’Allemagne et l’Italie, seules locomotives européennes, fonctionnent déjà avec une énergie deux fois plus chère qu’avant 2022. Un nouveau choc les mettrait à l’arrêt.

🔸 La dette : après le gel des avoirs russes en 2022, qui achètera encore de la dette européenne ? Les États européens ne fonctionnent qu’à crédit — et le crédit a besoin de créanciers confiants.

🔸 L’agriculture : sacrifiée sur l’autel du libre-échange, elle ne peut pas nourrir une Europe en crise. On l’a appris en 2022. On n’a rien changé.

La question n’est pas si l’Europe peut survivre à une guerre Iran/USA. C’est si elle peut survivre à ses propres fragilités — que ce conflit exposerait en quelques semaines.

Des solutions existent. Elles exigent un changement politique profond — pas seulement à Bruxelles, dans chaque capitale européenne.

Le genre de courage qu’on n’a pas encore vu.

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