Les sanctions. La Comédia dell’Arte du pouvoir mondial.

Pas de bombes. Pas de caméras. Juste des médicaments qui n’arrivent
plus. Des pièces détachées qui manquent. Des enfants qui meurent
d’infections qu’un antibiotique à deux euros aurait soignées.

Le mécanisme. Une sanction « ciblée » ne l’est jamais vraiment. Elle
frappe l’économie entière — les hôpitaux, les pharmacies, les
familles. L’Iran est sous sanctions depuis 1979. Quarante-cinq ans.
Les dirigeants vivent bien. Ce sont les malades qui meurent faute
d’insuline.

La comédia dell’arte. Les rôles sont distribués d’avance. L’Occident
joue le défenseur des droits humains. Il signe des communiqués sur
les femmes iraniennes. Pendant ce temps, les mêmes femmes iraniennes
ne trouvent pas leurs traitements contre le cancer. On veut les
protéger. On les laisse mourir. La pièce continue.

La boucle parfaite. Un peuple qu’on affame finit par haïr. Cette
haine valide les sanctions suivantes. Ces sanctions produisent plus
de haine. Quelqu’un dans une salle climatisée appelle ça une
« pression maximale ». Les journalistes recopient. Le cycle recommence.

On ne leur demande pas de nous aimer.

On exige l’obéissance.

Et quand ils refusent — avec les seuls moyens qui leur restent — on
s’étonne de la violence.

Nous fabriquons nos ennemis. C’est plus économique que de les inventer.

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📖 De l’or au code, Tome 1
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