RG11

Les Vraies Solutions Climatiques

Jacques Jordens

Série : Les Rouages →

Les Vraies Solutions Climatiques

La page de vente


Vous croyez au réchauffement — mais les « solutions » sonnent faux

Vous avez accepté la réalité du problème depuis longtemps. Les décennies de mesures, les températures, les niveaux des mers, les événements extrêmes : vous ne perdez pas votre temps à en débattre. Et pourtant, chaque fois qu'on vous présente une « solution » — un marché de compensation, une centrale à hydrogène, un objectif « net zéro » pour 2050 — quelque chose ne colle pas, sans que vous arriviez tout à fait à le formuler.

Ce malaise a une cause précise, et ce livre la nomme. En trente ans de sommets, de protocoles et d'accords — depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992 —, les émissions mondiales de CO₂ n'ont pas baissé : elles ont battu un nouveau record en 2023, à 36,8 milliards de tonnes. Ce n'est pas un échec technique. Les technologies existent. Ce n'est pas un échec de connaissance. Les mécanismes du réchauffement sont compris depuis les années 1950.

C'est un échec structurel. Le même échec que cette série documente livre après livre : la capture des institutions par les acteurs qu'elles devraient réguler, et la fabrication d'un consentement autour de fausses solutions qui préservent les modèles économiques en place.


Ce que ce livre n'est pas

Ce livre n'est pas climatosceptique. Le réchauffement est réel, documenté par des décennies de mesures indépendantes, reproduites par des centaines de laboratoires dans des dizaines de pays qui n'ont aucune raison de se coordonner dans une fraude. Quiconque prétend que le réchauffement est une invention n'a pas lu les données : ce livre ne s'adresse pas à lui.

Ce n'est pas non plus un manifeste. C'est un rapport. Comme tous les volumes des Rouages, il applique une règle unique : tout ce qui est affirmé est sourcé par des données publiques ou des études à comité de lecture. Quand les données sont contestées, la controverse est documentée. Quand une affirmation relève de l'interprétation, elle est présentée comme telle. Le lecteur est invité à vérifier.

Et ce n'est pas un livre sur ce que vous devriez faire dans votre cuisine. C'est un livre sur l'écart entre ce que nous savons et ce que nous faisons — et sur les intérêts qui maintiennent cet écart ouvert.


Ce qui ne marche pas (et coûte des milliards)

La compensation carbone. Des marchés de « crédits » dont des enquêtes répétées ont montré qu'une large part ne correspond à aucune réduction réelle. Un permis de polluer repeint en vert : le plus gros émetteur continue exactement comme avant, en achetant le droit de le faire.

Le captage et stockage du CO₂ (CCS) et l'hydrogène. Des technologies réelles — mais marginales à l'échelle requise, et très loin d'être rentables. Le livre ne dit pas que ceux qui y travaillent sont des fraudeurs. Il dit qu'elles ont été massivement surévaluées dans leurs capacités et massivement financées avant que leur efficacité soit établie, parce qu'elles promettent de tout changer pour que rien ne change : ni sobriété, ni modification des modèles.

La délocalisation. Quand une industrie lourde quitte l'Europe, les émissions « nationales » baissent — mais les émissions mondiales, elles, ne bougent pas, voire augmentent. Une hypocrisie comptable.

Le livre démonte aussi les angles morts du discours dominant : la biodiversité parfois sacrifiée au nom du climat, le fonctionnement institutionnel du GIEC, et l'équation énergétique qu'on refuse de regarder en face.


Ce qui marche vraiment — et que personne ne vend

L'existence de solutions réelles, disponibles et bon marché est le cœur de la thèse. Si elles n'existaient pas, l'imposture des fausses solutions serait compréhensible. Elles existent — ce qui rend l'imposture inexcusable.

L'efficacité énergétique des bâtiments. La solution au meilleur rapport coût/efficacité dans les pays à climat froid ou tempéré. Les bâtiments représentent environ 40 % de la consommation d'énergie finale dans l'Union européenne. Une rénovation thermique complète d'un logement des années 1970 réduit sa consommation de chauffage de 60 à 80 %. Ces technologies existent depuis cinquante ans et sont rentables sur la durée de vie du bâtiment. Pourtant le parc ne se rénove qu'à environ 1 % par an, là où il en faudrait 3 %.

Les renouvelables. Entre 2010 et 2023, le coût de l'électricité solaire a été divisé par quinze : la baisse de coût la plus rapide de l'histoire d'une technologie énergétique. La question n'est plus « peut-on se les payer ? » mais « peut-on gérer un réseau à forte pénétration d'intermittence ? » — une question technique réelle, avec des réponses connues. Les obstacles restants ne sont plus économiques : ils sont institutionnels (procédures d'autorisation interminables, raccordements réseau insuffisants).

L'alimentation. L'élevage représente une part majeure des émissions — supérieure, selon la FAO, à l'ensemble du secteur des transports. Réduire la consommation de viande bovine dans les pays à haute consommation est l'une des actions les plus impactantes par investissement comparable. Aucune technologie nouvelle requise.

La sobriété, le low-tech, le local. Réduire la consommation plutôt que la remplacer par une consommation « verte ». La solution la moins chère de toutes, et la plus combattue — parce qu'elle ne se vend pas.


Ce que ce livre démonte

  • Le mécanisme par lequel le marché s'est emparé de la crise climatique et l'a transformée en gisement de profits plutôt qu'en chantier de réduction.
  • Pourquoi la compensation carbone fonctionne comme un permis de polluer repeint en vert, enquêtes à l'appui.
  • Comment des technologies non encore disponibles à l'échelle sont financées en priorité — précisément parce qu'elles n'exigent pas de transformer les modèles économiques.
  • L'hypocrisie comptable de la délocalisation, qui fait baisser les émissions « nationales » sans toucher aux émissions mondiales.
  • Pourquoi les bonnes solutions sont marginalisées non par ignorance, mais par structure d'incitations : pas de lobbies milliardaires, réduction plutôt que substitution, règles à changer plutôt que produits à vendre.
  • Ce qui peut être concrètement exigé — fin des subventions fossiles, définition légale du greenwashing, responsabilité climatique de la finance, prix carbone réel — et les enceintes où l'exiger.

Pour quoi faire

Pour cesser de se sentir vaguement coupable de ne pas « en faire assez », et comprendre que le levier décisif n'est pas individuel. Les transformations structurelles ne se produisent pas parce que des individus consomment mieux — la littérature sur les mouvements sociaux est convergente. Elles se produisent parce que des coalitions modifient les règles qui gouvernent les incitations des acteurs économiques et politiques.

Ce livre vous donne de quoi distinguer, sur pièces, une vraie solution d'une fausse ; de quoi reconnaître un argument de lobby derrière un argument écologique ; et de quoi savoir exactement quoi demander, et où. Sortir de la perplexité, entrer dans la lucidité.


Un auteur sans complaisance

Jacques Jordens écrit dans le sillage de Chomsky, Ellul, Bourdieu, Postman — en français lisible, depuis un point de vue européen et belge. Ses livres cherchent la mécanique réelle des choses, sans complaisance pour aucun camp : dans la série Les Rouages, les mécanismes par lesquels nos sociétés fonctionnent vraiment ; dans État d'âme, le chemin du retour vers soi.

Sa singularité tient en deux refus : ni complotisme (les complots existent, mais sont rarement la bonne explication), ni naïveté (le système n'est pas innocent). Le coupable, pour lui, n'est jamais l'architecte : c'est l'architecture.


Témoignages-types (lecteurs cibles)

« Je suis convaincu depuis vingt ans, et pourtant je n'arrivais pas à dire pourquoi les annonces officielles me laissaient un goût bizarre. Ce livre a mis des mots — et des chiffres — sur exactement ça. »

« On m'avait vendu la compensation carbone et l'hydrogène comme l'avenir. J'ai compris en le lisant pourquoi ce sont surtout des marchés. Et j'ai découvert que les vraies solutions étaient là, à portée de main. »

« Le même scalpel que dans le reste des Rouages, appliqué au climat : ce n'est pas le mieux-disant qui gagne, c'est le mieux-doté. Lecture qui rend lucide sans rendre cynique. »

(Témoignages composites, construits à partir de retours lecteurs.)


À qui s'adresse ce livre

  • À ceux qui croient au réchauffement et veulent agir utilement, pas symboliquement.
  • À ceux qui sentent que les « solutions » officielles sonnent faux sans savoir le formuler.
  • Aux citoyens, élus locaux, militants et professionnels qui veulent distinguer une vraie réduction d'un effet d'annonce.
  • Aux lecteurs des Rouages : le mécanisme de capture appliqué à la crise écologique.
  • À quiconque veut comprendre où agir pour que ça compte vraiment.

Format et caractéristiques

  • Essai d'environ 200 pages.
  • EPUB disponible dès maintenant ; édition brochée à venir.
  • Série Les Rouages, tome T11.
  • Posture documentaire et sourcée : GIEC, données AIE/OCDE, FAO, rénovation thermique UE — notes et sources en fin de volume.
  • Cadre France-Belgique / européen : les chiffres et les leviers d'action sont ceux qui nous concernent.

Comment se le procurer

  • Site de l'auteur : jordens.eu — EPUB & PDF.
  • Librairies numériques : Apple Books, Kobo, Google Play (via nos distributeurs).
  • Newsletter : les nouveaux titres et articles, une fois par mois.

Les solutions existent. Elles sont documentées, bon marché, disponibles.
Ce n'est pas le mieux-disant qui gagne : c'est le mieux-doté.
C'est précisément ce qui rend leur abandon inexcusable.